Cadre et finalités du mémoire professionnel
Présenter les objectifs de l’UE 7, le lien entre formation théorique de niveau master et pratique professionnelle, ainsi que les attentes générales du mémoire professionnel écrit et oral.
Introduction
L’UE 7 – Mémoire professionnel occupe une place particulière dans le DSCG. Contrairement aux autres Unités d’Enseignement, elle ne vise pas seulement l’acquisition ou la mobilisation de connaissances techniques isolées. Elle a pour finalité de faire le lien entre la formation théorique de niveau master et la pratique professionnelle. Autrement dit, elle demande au candidat de montrer qu’il ne se contente plus de connaître des notions : il sait désormais les appliquer, les articuler, les analyser dans une situation réelle et en tirer des enseignements utiles.
Le mémoire professionnel est donc à la fois :
- une épreuve écrite et orale ;
- un travail d’analyse fondé sur une expérience professionnelle ;
- un pont entre théorie et pratique ;
- une démonstration de la capacité du candidat à mettre en application les notions, concepts et méthodes des Unités d’Enseignement du DSCG.
Cette leçon présente le cadre général et les finalités du mémoire professionnel. Elle n’entre pas encore dans la méthodologie détaillée de la recherche ou de la rédaction, qui sera approfondie dans les leçons suivantes. Ici, l’objectif est de comprendre pourquoi cette UE existe, ce qu’elle cherche à évaluer, et comment elle s’inscrit dans la logique globale du diplôme.
Objectifs d’apprentissage
À l’issue de cette leçon, vous devez être capable de :
- définir la place de l’UE 7 – Mémoire professionnel dans le DSCG ;
- expliquer pourquoi il s’agit d’une épreuve écrite et orale ;
- comprendre en quoi cette UE sert à faire le lien entre la formation théorique de niveau master et la pratique professionnelle ;
- montrer comment le mémoire permet de mettre en application les notions, concepts et méthodes des Unités d’Enseignement du DSCG ;
- identifier les attentes générales attachées à un mémoire professionnel de niveau master.
1. L’UE 7 : une épreuve d’une nature particulière
1.1 Une épreuve écrite et orale
Le programme officiel qualifie explicitement l’UE 7 de « mémoire professionnel – épreuve écrite et orale ». Cette formulation est essentielle, car elle indique immédiatement que l’évaluation ne repose pas sur un seul support.
Le candidat est évalué :
- à l’écrit, à travers la production d’un mémoire structuré ;
- à l’oral, à travers une soutenance permettant de présenter, défendre et expliciter le travail réalisé.
Pourquoi cette double modalité ?
Parce qu’un professionnel de niveau master ne doit pas seulement savoir produire un document rigoureux. Il doit aussi savoir :
- présenter clairement une analyse ;
- justifier ses choix ;
- répondre à des questions ;
- adapter son discours à un interlocuteur ;
- faire preuve de recul critique.
L’écrit vérifie principalement la capacité à :
- structurer une réflexion ;
- formuler une problématique ;
- mobiliser des références ;
- analyser une situation professionnelle ;
- proposer une réponse argumentée.
L’oral, lui, vérifie davantage la capacité à :
- exposer l’essentiel avec méthode ;
- défendre une position ;
- faire apparaître la cohérence entre expérience, analyse et recommandations ;
- démontrer la maîtrise personnelle du sujet.
Ainsi, la double nature écrite et orale du mémoire professionnel reflète la réalité des métiers visés par le DSCG : dans la vie professionnelle, il faut souvent rédiger une note, un rapport ou une analyse, puis la présenter et l’expliquer à un client, un supérieur, un comité ou une direction.
1.2 Une épreuve fondée sur une expérience réelle
Le mémoire professionnel n’est pas un exercice purement théorique. Il s’appuie sur une expérience professionnelle, ce qui lui donne sa spécificité. Cette expérience constitue le terrain à partir duquel le candidat construit sa réflexion.
Cela signifie que le mémoire ne consiste pas à recopier un cours, ni à faire une synthèse abstraite sur un thème général. Il doit partir d’une situation concrète, observée ou vécue dans un environnement professionnel, puis l’analyser avec les outils du DSCG.
La logique est la suivante :
- une situation professionnelle existe ;
- cette situation soulève une question, une difficulté, un enjeu ou un choix ;
- le candidat mobilise les enseignements du DSCG pour comprendre et traiter cette situation ;
- il en tire une analyse argumentée et des propositions pertinentes.
Le mémoire professionnel se distingue donc d’un simple rapport de stage. Un rapport de stage décrit souvent ce qui a été fait. Le mémoire professionnel, lui, cherche à montrer ce que l’expérience permet de comprendre, comment elle peut être analysée, et quelles solutions ou enseignements professionnels peuvent en être tirés.
2. Faire le lien entre la formation théorique de niveau master et la pratique professionnelle
2.1 Le sens de cette articulation
Le programme officiel indique que l’UE 7 vise à faire le lien entre la formation théorique de niveau master et la pratique professionnelle. Cette phrase résume la finalité profonde de l’épreuve.
Dans un diplôme comme le DSCG, la théorie est indispensable. Elle fournit :
- des concepts ;
- des méthodes ;
- des cadres d’analyse ;
- des références normatives, juridiques, comptables, financières ou managériales.
Mais la pratique professionnelle présente des situations plus complexes que les cas purement scolaires. Une organisation réelle combine souvent :
- des contraintes techniques ;
- des enjeux humains ;
- des impératifs de délai ;
- des risques juridiques ou financiers ;
- des arbitrages stratégiques ;
- des contraintes de communication.
Le mémoire professionnel sert précisément à montrer que le candidat sait passer de l’un à l’autre :
- de la connaissance théorique à l’analyse d’une situation réelle ;
- du cours à la décision professionnelle ;
- d’une notion isolée à une résolution argumentée.
2.2 Pourquoi ce lien est-il indispensable au niveau DSCG ?
Le niveau DSCG correspond à un niveau avancé. À ce stade, il n’est plus suffisant de savoir restituer des définitions ou appliquer mécaniquement une règle. Le candidat doit être capable de :
- comprendre un contexte ;
- identifier les enjeux pertinents ;
- sélectionner les outils adaptés ;
- articuler plusieurs disciplines ;
- produire un raisonnement professionnel.
Le mémoire professionnel vérifie précisément cette montée en compétence.
Il répond à une question centrale :
Le candidat sait-il utiliser sa formation pour traiter une situation professionnelle réelle ?
Cette exigence est cohérente avec les métiers préparés par le DSCG. Un collaborateur confirmé, un auditeur, un contrôleur de gestion, un responsable comptable ou financier ne travaille jamais dans un univers purement théorique. Il doit interpréter des faits, qualifier des problèmes, proposer des solutions et parfois convaincre des décideurs.
Le mémoire devient alors un exercice de professionnalisation avancée.
2.3 Ce que signifie concrètement « faire le lien »
Faire le lien entre théorie et pratique ne veut pas dire juxtaposer deux parties, l’une académique et l’autre descriptive. Cela suppose une véritable mise en relation.
Concrètement, cela signifie :
- partir d’une situation professionnelle réelle ;
- identifier la ou les questions de gestion qu’elle pose ;
- mobiliser les notions pertinentes du DSCG ;
- utiliser des méthodes adaptées pour analyser cette situation ;
- produire une réponse argumentée et exploitable.
Par exemple, si une entreprise rencontre une difficulté d’organisation de ses flux d’information, le candidat ne doit pas seulement raconter le fonctionnement du service. Il doit montrer comment des concepts issus du management des systèmes d’information, du contrôle interne, de la gouvernance des données ou de la gestion des risques permettent d’éclairer le problème.
De même, si le sujet porte sur une problématique de reporting financier, il ne suffit pas de décrire les états financiers. Il faut montrer comment les acquis en comptabilité et audit, en finance ou en contrôle de gestion permettent d’interpréter la situation et de formuler des recommandations.
2.4 Une logique de maturité intellectuelle et professionnelle
Le lien entre théorie et pratique révèle aussi une exigence de maturité.
Au niveau master, on attend du candidat qu’il sache :
- prendre de la distance par rapport à ce qu’il a observé ;
- ne pas confondre expérience personnelle et analyse objective ;
- distinguer les faits, les interprétations et les recommandations ;
- justifier ses choix par des concepts et non par de simples impressions.
Autrement dit, l’expérience professionnelle ne vaut pas en elle-même. Elle devient formatrice et démonstrative lorsqu’elle est mise en perspective, analysée et interprétée.
C’est exactement le rôle du mémoire professionnel.
3. Mettre en application les notions, concepts et méthodes des Unités d’Enseignement du DSCG
3.1 Une exigence centrale de l’UE 7
Le programme officiel précise que l’expérience professionnelle et le mémoire doivent permettre de mettre en application les notions, concepts et méthodes des Unités d’Enseignement du DSCG.
Cette formulation est très riche. Elle distingue trois niveaux complémentaires :
- les notions ;
- les concepts ;
- les méthodes.
Les notions
Les notions sont les éléments de base du programme : règles, catégories, mécanismes, définitions, outils identifiés.
Exemples selon les UE :
- en UE 1, une notion peut être celle de gouvernance, de rescrit fiscal ou de devoir de vigilance ;
- en UE 2, une notion peut être le CMPC, la VAN ou le risque de change ;
- en UE 3, une notion peut être le Business Model Canvas, le Balanced Scorecard ou le coût pertinent ;
- en UE 4, une notion peut être l’écart d’acquisition, le seuil de signification ou les assertions d’audit ;
- en UE 5, une notion peut être l’urbanisation du SI, la gouvernance de la donnée ou le PCA/PRA.
Les concepts
Les concepts sont des constructions plus structurantes. Ils permettent de penser une situation de manière organisée.
Par exemple :
- la double matérialité ;
- la performance globale ;
- l’alignement stratégique SI/métier ;
- l’approche par les risques ;
- la création et le partage de la valeur.
Un concept ne sert pas seulement à nommer une idée ; il sert à interpréter la réalité.
Les méthodes
Les méthodes correspondent aux démarches, aux outils d’analyse et aux procédures permettant de traiter un problème.
Par exemple :
- une démarche de diagnostic financier ;
- une méthode d’évaluation d’entreprise ;
- une démarche de cartographie des risques ;
- une méthode de consolidation ;
- une démarche de pilotage budgétaire ;
- une méthode d’audit ;
- une méthode de collecte et d’analyse de données.
Le mémoire professionnel doit montrer que le candidat sait mobiliser ces trois dimensions ensemble.
3.2 Pourquoi l’application est plus importante que la restitution
Dans les autres UE, une partie de l’évaluation peut porter sur la restitution correcte d’un savoir ou sur l’application technique d’une règle. Dans l’UE 7, le niveau attendu est différent.
Il ne s’agit pas seulement de prouver que l’on connaît un cours, mais que l’on sait :
- choisir les outils pertinents ;
- les adapter au contexte ;
- justifier leur mobilisation ;
- interpréter les résultats ;
- en tirer des recommandations.
L’application est donc plus exigeante que la simple restitution, car elle suppose :
- la compréhension ;
- la sélection ;
- l’adaptation ;
- l’argumentation.
Par exemple, connaître la définition du contrôle interne ne suffit pas. Dans un mémoire, il faut être capable d’expliquer comment les principes du contrôle interne éclairent une difficulté concrète rencontrée dans une organisation.
De même, connaître la définition d’un KPI ne suffit pas. Il faut pouvoir montrer quels indicateurs sont pertinents dans la situation étudiée, pourquoi ils le sont, et quelles limites ils présentent.
3.3 Une mobilisation potentiellement transversale des UE
Le mémoire professionnel peut mobiliser une ou plusieurs Unités d’Enseignement du DSCG. Cette transversalité est logique, car les situations réelles débordent souvent les frontières disciplinaires.
Une même problématique professionnelle peut combiner :
- des enjeux de droit, de fiscalité et de social ;
- des questions de finance ;
- des outils de contrôle de gestion ;
- des exigences de comptabilité et audit ;
- des dimensions liées au système d’information.
Exemple simple : une transformation d’un processus comptable peut soulever à la fois :
- des questions d’organisation ;
- des enjeux de fiabilisation des données ;
- des impacts sur le contrôle interne ;
- des conséquences sur le reporting ;
- des besoins d’accompagnement du changement.
Le mémoire professionnel valorise précisément cette capacité à croiser les approches.
3.4 Une application contextualisée
Mettre en application les notions, concepts et méthodes du DSCG ne signifie pas les utiliser de manière standardisée. Le mémoire demande une application contextualisée.
Le contexte compte toujours :
- taille de l’organisation ;
- secteur d’activité ;
- ressources disponibles ;
- niveau de maturité ;
- contraintes réglementaires ;
- culture managériale ;
- temporalité du problème.
Une méthode pertinente dans un grand groupe peut être inadaptée dans une PME. Un outil de pilotage efficace dans une activité industrielle peut être moins pertinent dans une activité de services. Une recommandation techniquement juste peut être difficilement applicable si elle ne tient pas compte des ressources humaines ou des contraintes opérationnelles.
Le mémoire doit donc montrer non seulement que le candidat connaît les outils, mais qu’il sait les ajuster à la réalité observée.
4. La finalité professionnelle du mémoire
4.1 Un travail orienté vers l’action
Le mémoire professionnel n’a pas pour seule finalité de produire une connaissance abstraite. Il vise une analyse utile, susceptible d’éclairer une décision, d’améliorer une pratique ou de résoudre un problème.
Cela ne veut pas dire qu’il doit forcément transformer l’organisation étudiée. En revanche, il doit s’inscrire dans une logique professionnelle :
- comprendre une situation ;
- identifier un enjeu ;
- expliciter les causes ou les mécanismes ;
- proposer des pistes de réponse.
Autrement dit, le mémoire doit apporter une valeur ajoutée professionnelle.
4.2 Une posture de praticien réflexif
Le mémoire forme le candidat à adopter une posture de praticien réflexif. Cette expression désigne un professionnel capable de prendre du recul sur son action ou sur celle de son organisation.
Cette posture suppose de ne pas rester dans l’immédiateté du terrain. Il faut être capable de se demander :
- que se passe-t-il réellement ?
- quel est le problème de fond ?
- quels outils théoriques permettent de le comprendre ?
- quelles solutions sont envisageables ?
- quelles sont leurs limites ?
Le mémoire professionnel valorise donc l’intelligence de la pratique, pas seulement l’exécution des tâches.
4.3 Une démonstration d’autonomie
Parce qu’il repose sur une expérience et une analyse personnelle, le mémoire permet aussi d’évaluer l’autonomie intellectuelle du candidat.
On attend qu’il soit capable de :
- sélectionner un angle pertinent ;
- construire un raisonnement ;
- hiérarchiser l’information ;
- formuler un point de vue argumenté ;
- assumer des choix méthodologiques.
Cette autonomie est essentielle dans les métiers auxquels prépare le DSCG. Un professionnel confirmé n’est pas seulement un exécutant. Il doit savoir qualifier les situations, alerter, préconiser et expliquer.
5. Ce que l’écrit et l’oral évaluent réellement
5.1 L’écrit : rigueur, structure et capacité d’analyse
La dimension écrite du mémoire professionnel permet d’évaluer plusieurs compétences fondamentales.
a) La capacité à structurer une réflexion
Un mémoire de niveau master doit suivre une logique claire. Le lecteur doit comprendre :
- d’où part le candidat ;
- quelle question il traite ;
- comment il procède ;
- à quels résultats il parvient.
Une bonne structure n’est pas un simple habillage formel. Elle reflète la qualité du raisonnement.
b) La capacité à analyser une situation professionnelle
Le mémoire ne doit pas se limiter à une narration. Il doit transformer des faits en objet d’analyse.
Cela suppose de distinguer :
- les constats ;
- les causes ;
- les conséquences ;
- les enjeux ;
- les solutions envisageables.
c) La capacité à mobiliser les acquis du DSCG
L’écrit doit faire apparaître la manière dont les notions, concepts et méthodes des Unités d’Enseignement du DSCG sont mobilisés. Le mémoire est réussi lorsque la théorie éclaire réellement la pratique.
5.2 L’oral : maîtrise, clarté et capacité de défense
La soutenance ne répète pas simplement l’écrit. Elle permet de vérifier autre chose.
a) La maîtrise personnelle du sujet
À l’oral, le candidat doit montrer qu’il comprend son propre travail et qu’il n’en est pas seulement le rédacteur apparent. Il doit être capable d’expliquer :
- pourquoi il a choisi ce sujet ;
- quel problème il a voulu traiter ;
- comment il a raisonné ;
- ce qu’il retient de son analyse.
b) La capacité à synthétiser
Un mémoire peut être long et détaillé. À l’oral, il faut savoir aller à l’essentiel. Cette capacité de synthèse est une compétence professionnelle majeure.
c) La capacité à répondre aux questions
Répondre aux questions du jury suppose :
- de comprendre l’objection ou la demande de précision ;
- de reformuler si nécessaire ;
- d’argumenter sans s’éloigner du sujet ;
- de reconnaître les limites de son travail lorsque cela est justifié.
Cette aptitude est très proche des situations professionnelles réelles : présentation d’un dossier, échange avec un client, réunion avec une direction, réponse à un auditeur ou à un supérieur hiérarchique.
6. Exemples de liens entre expérience professionnelle et acquis du DSCG
Les exemples ci-dessous ont uniquement pour but d’illustrer la logique du mémoire professionnel : partir d’une situation réelle et mettre en application les notions, concepts et méthodes des UE du DSCG.
Exemple 1 : amélioration d’un processus de clôture comptable
Situation professionnelle : une organisation connaît des retards récurrents dans ses clôtures mensuelles.
Lien avec la formation théorique :
- UE 4 : fiabilité de l’information financière, contrôle, audit, organisation des travaux ;
- UE 5 : système d’information, circulation des données, sécurisation des flux ;
- UE 3 : pilotage des processus, indicateurs de performance, gestion des dysfonctionnements.
Ce que ferait un bon mémoire :
- identifier les causes organisationnelles et informationnelles ;
- mobiliser des concepts de processus, de contrôle interne et de gouvernance des données ;
- proposer des améliorations réalistes.
Exemple 2 : suivi de la rentabilité d’une activité
Situation professionnelle : une entreprise souhaite mieux piloter la rentabilité d’une ligne d’activité.
Lien avec la formation théorique :
- UE 3 : calcul de coûts, pilotage de la performance, tableaux de bord ;
- UE 2 : analyse financière, performance, création de valeur.
Ce que ferait un bon mémoire :
- montrer les limites des outils existants ;
- choisir des indicateurs adaptés ;
- expliquer comment les données produites peuvent améliorer la décision.
Exemple 3 : sécurisation d’un dispositif de gestion documentaire
Situation professionnelle : un cabinet ou une entreprise rencontre des difficultés de classement, d’accès et de traçabilité des documents.
Lien avec la formation théorique :
- UE 5 : gestion des connaissances, gouvernance des données, sécurité du SI ;
- UE 4 : exigences de traçabilité et de contrôle ;
- éventuellement UE 1 : cadre de conformité selon la nature des documents.
Ce que ferait un bon mémoire :
- analyser les risques ;
- structurer les besoins ;
- proposer une organisation documentaire cohérente avec les exigences professionnelles.
Ces exemples montrent bien que le mémoire n’est pas un exercice détaché du reste du DSCG. Il en constitue au contraire une synthèse appliquée.
7. Les erreurs de compréhension à éviter dès le départ
7.1 Croire que le mémoire est un simple récit d’expérience
Le mémoire professionnel ne consiste pas à raconter son stage, son alternance ou son poste. Une description peut être utile, mais elle n’est qu’un point de départ.
Ce qui est attendu, c’est une analyse structurée.
7.2 Croire qu’il suffit de reprendre un thème de cours
À l’inverse, un mémoire n’est pas non plus une dissertation théorique déconnectée du terrain. Le sujet doit être ancré dans une pratique professionnelle réelle.
7.3 Croire qu’il faut tout traiter
Le mémoire n’a pas vocation à couvrir l’ensemble du DSCG. Il doit montrer une mobilisation pertinente de certaines notions, concepts et méthodes en lien avec une problématique donnée.
La qualité vient de la pertinence du cadrage, pas de l’accumulation.
7.4 Croire que la théorie est secondaire parce que le sujet est pratique
C’est une erreur fréquente. Le mémoire est professionnel, mais il reste de niveau master. La théorie n’est pas décorative : elle sert à construire l’analyse. Sans cadre conceptuel ni méthode, le travail risque de rester descriptif.
7.5 Croire que l’oral est une formalité
Puisque l’UE 7 est une épreuve écrite et orale, la soutenance fait pleinement partie de l’évaluation. Un bon écrit mal défendu à l’oral peut révéler une maîtrise insuffisante du sujet.
8. Comment se représenter correctement la finalité du mémoire professionnel
Pour bien comprendre l’esprit de l’UE 7, on peut voir le mémoire comme la rencontre de trois dimensions.
8.1 Première dimension : une expérience professionnelle
Le point de départ est concret. Il y a un terrain, une mission, une difficulté, un projet, une organisation.
8.2 Deuxième dimension : une formation théorique de niveau master
Le candidat ne regarde pas cette expérience avec un regard naïf. Il la lit à travers des acquis disciplinaires solides : droit, finance, contrôle de gestion, comptabilité, audit, systèmes d’information.
8.3 Troisième dimension : une production personnelle argumentée
Le mémoire est l’aboutissement de cette rencontre. Il transforme une expérience en analyse et une analyse en proposition structurée.
9. Méthode simple pour vérifier qu’un projet de mémoire est bien dans l’esprit de l’UE 7
Avant même d’entrer dans les aspects méthodologiques détaillés, on peut utiliser une grille de vérification très simple.
Question 1 : Le sujet part-il d’une situation professionnelle réelle ?
Si la réponse est non, le projet s’éloigne de l’esprit du mémoire professionnel.
Question 2 : Le sujet permet-il de faire le lien entre théorie et pratique ?
Autrement dit : peut-on identifier clairement quels acquis du DSCG seront mobilisés ?
Question 3 : Le sujet permet-il de mettre en application des notions, concepts et méthodes ?
S’il ne permet qu’une description de tâches ou une opinion générale, il est insuffisant.
Question 4 : Le sujet ouvre-t-il sur une analyse et non sur une simple restitution ?
Le mémoire doit permettre une problématisation.
Question 5 : Le candidat sera-t-il capable de défendre personnellement ce travail à l’oral ?
Comme l’épreuve est écrite et orale, le sujet doit être suffisamment maîtrisable pour donner lieu à une soutenance solide.
10. Ce que révèle un bon mémoire professionnel
Un bon mémoire professionnel révèle plusieurs qualités attendues d’un diplômé du DSCG.
10.1 La capacité à penser en professionnel
Le candidat sait identifier un problème réel, comprendre ses implications et proposer une analyse utile.
10.2 La capacité à penser en diplômé de niveau master
Le candidat ne se contente pas d’une intuition ou d’une expérience personnelle. Il mobilise des cadres d’analyse, des concepts et des méthodes.
10.3 La capacité à articuler plusieurs registres
Le mémoire montre souvent la capacité à relier :
- l’opérationnel et le stratégique ;
- la technique et l’organisationnel ;
- l’analyse et la recommandation ;
- l’écrit et l’oral.
10.4 La capacité à produire un travail personnel
Le mémoire n’est pas un assemblage de documents existants. Il doit faire apparaître une réflexion personnelle, fondée sur une expérience et structurée par une démarche rigoureuse.
Points à retenir
- L’UE 7 est une épreuve écrite et orale centrée sur le mémoire professionnel.
- Sa finalité principale est de faire le lien entre la formation théorique de niveau master et la pratique professionnelle.
- Le mémoire ne doit être ni un simple rapport d’expérience, ni une dissertation purement théorique.
- Il doit montrer la capacité du candidat à mettre en application les notions, concepts et méthodes des Unités d’Enseignement du DSCG.
- L’écrit évalue la rigueur, la structure et la qualité de l’analyse.
- L’oral évalue la maîtrise du sujet, la clarté de l’exposé et la capacité à défendre son travail.
- Le mémoire professionnel constitue une synthèse appliquée du DSCG et une démonstration de maturité intellectuelle et professionnelle.
Mémo de fin de leçon
Définition essentielle
Le mémoire professionnel est une épreuve écrite et orale du DSCG fondée sur une expérience professionnelle, destinée à montrer que le candidat sait faire le lien entre sa formation théorique de niveau master et la pratique professionnelle, en mettant en application les notions, concepts et méthodes des Unités d’Enseignement du DSCG.
Formule de synthèse
Expérience professionnelle + analyse de niveau master + mobilisation des acquis du DSCG = logique de l’UE 7
Trois idées clés
- Le mémoire professionnel n’est pas un récit, mais une analyse.
- La théorie n’est pas accessoire : elle sert à comprendre et traiter la pratique.
- L’oral compte autant que l’écrit dans la démonstration de la maîtrise du sujet.