Progrès technologique : opportunités, risques et régulation des Big Tech

Étudier les nouveaux secteurs numériques, l’automatisation, la cybersécurité, la protection des données et les régulations applicables aux grandes plateformes.

Objectifs d’apprentissage

À l’issue de cette leçon, vous devez être capable de :

  • mobiliser le lexique essentiel de l’anglais des affaires lié aux systèmes d’information, à l’intelligence artificielle, aux plateformes numériques et à la régulation ;
  • expliquer les opportunities of technological progress dans l’organisation du travail et dans les modèles d’affaires ;
  • analyser les new working trends comme le telecommuting, le cloud computing et l’internationalization of firms ;
  • apprécier les gains d’efficiency of digitalized work and automated processes ;
  • identifier les risks of technological progress, notamment en matière de cyber security, de protection des private data et des intangible assets ;
  • discuter les effets négatifs possibles : dehumanization of work, job cuts, impacts on the planet ;
  • comprendre les enjeux posés par les Big Tech au regard du competition law, du tax dodging et du copyright ;
  • citer et expliquer les principales regulations applicables : GDPR, DSA, DMA, copyright regulation, Cyber Resilience Act.

Cette leçon prolonge la leçon 110 sur les Information systems (IS), artificial intelligence (AI) and new technologies. Ici, on ne redéfinit pas en détail les composantes techniques déjà vues ; on se concentre sur les opportunités, les risques et la régulation.


1. Repères et lexique indispensable en anglais des affaires

Dans cette UE, il ne s’agit pas d’apprendre un anglais “littéraire”, mais un anglais professionnel de compréhension et d’expression. Le premier enjeu est donc de maîtriser les mots justes.

1.1 Vocabulaire clé

Voici les termes fondamentaux à connaître et à employer avec précision :

  • Information system (IS) : système d’information
  • Artificial intelligence (AI) : intelligence artificielle
  • New technologies : nouvelles technologies
  • Cloud computing : informatique en nuage / services cloud
  • Telecommuting / remote work : télétravail
  • Digitalized work : travail numérisé
  • Automated processes : processus automatisés
  • Cyber security : cybersécurité
  • Private data / personal data : données privées / données personnelles
  • Intangible assets : actifs incorporels
  • Big Tech : très grandes entreprises technologiques de plateforme
  • Competition laws : droit de la concurrence
  • Tax dodging : optimisation fiscale agressive / contournement fiscal
  • Copyright : droit d’auteur
  • Regulation : régulation
  • GDPR (General Data Protection Regulation) : règlement général sur la protection des données
  • DSA (Digital Services Act)
  • DMA (Digital Markets Act)
  • Cyber Resilience Act
  • Sustainability : durabilité
  • Carbon footprint : empreinte carbone
  • Data harvesting : captation ou collecte massive de données
  • E-commerce : commerce électronique
  • Platform economy : économie de plateforme
  • Gig economy : économie des petits boulots / travail à la demande
  • Automation : automatisation
  • Scalability : capacité de passage à l’échelle
  • Compliance : conformité

1.2 Pourquoi ce lexique est essentiel

En anglais des affaires, mal choisir un mot conduit souvent à une analyse imprécise. Par exemple :

  • parler de data sans distinguer personal data et business data est trop vague ;
  • parler de technology risks sans préciser cyber security risk, privacy risk ou job displacement affaiblit l’argumentation ;
  • employer Big Tech sans évoquer leur rôle de platforms, leur puissance de marché ou les enjeux de regulation reste superficiel.

1.3 Expressions utiles pour l’analyse

Quelques formulations directement mobilisables :

  • Technological progress creates both opportunities and risks.
  • Digital tools improve efficiency and scalability.
  • Remote work has transformed organizational practices.
  • Automation can reduce costs but may also lead to job cuts.
  • Big Tech firms raise concerns about competition, taxation and copyright.
  • Protecting private data has become a major compliance issue.
  • Digitalization must be assessed through a sustainability lens.

2. Information systems, AI and new technologies: de quoi parle-t-on ?

Le programme vise les Information systems (IS), artificial intelligence (AI) and new technologies dans leur dimension économique et managériale.

2.1 Le système d’information comme infrastructure du progrès technologique

Un information system est l’ensemble organisé des ressources permettant de collecter, stocker, traiter et diffuser l’information utile à l’activité. Le progrès technologique transforme ce système par :

  • la dématérialisation des flux ;
  • l’augmentation de la vitesse de traitement ;
  • la connexion à distance des utilisateurs ;
  • l’essor de l’automatisation ;
  • la capacité d’exploiter de grands volumes de données.

2.2 Le rôle de l’intelligence artificielle

L’artificial intelligence désigne ici les technologies capables d’exécuter certaines tâches cognitives : tri, détection, prédiction, génération de contenu, assistance à la décision.

Dans le monde des affaires, l’IA est utilisée pour :

  • automatiser des tâches répétitives ;
  • améliorer le service client ;
  • personnaliser les offres ;
  • détecter des anomalies ou des fraudes ;
  • aider à l’analyse de données.

2.3 Les nouvelles technologies comme moteur de transformation

Les new technologies regroupent notamment :

  • le cloud computing ;
  • les services mobiles et web ;
  • l’IA ;
  • les plateformes numériques ;
  • les outils collaboratifs ;
  • les solutions d’automatisation.

Leur intérêt n’est pas seulement technique. Elles modifient :

  • les modèles économiques ;
  • les modes de travail ;
  • la relation client ;
  • la chaîne de valeur ;
  • la concurrence dans de nombreux secteurs.

3. Opportunities of technological progress

Le programme demande d’identifier les opportunities of technological progress. L’idée centrale est que la technologie crée de la valeur lorsqu’elle améliore l’organisation, l’accès au marché ou la qualité de la décision.

3.1 Création de nouveaux secteurs

Le progrès technologique favorise l’émergence de new sectors :

  • gig economy : plateformes de mise en relation pour des prestations ponctuelles ;
  • data harvesting : collecte et valorisation des données ;
  • e-commerce : vente en ligne ;
  • services numériques à abonnement ;
  • plateformes d’intermédiation.

Pourquoi ces secteurs se développent-ils ?

Parce que la technologie réduit certains coûts :

  • coût de mise en relation ;
  • coût de diffusion de l’information ;
  • coût de coordination ;
  • coût d’accès à des clients situés partout dans le monde.

Exemple

Une entreprise qui vendait uniquement en magasin peut, grâce à l’e-commerce, atteindre un marché national ou international sans ouvrir de nouveaux points de vente physiques.

3.2 Nouvelles tendances de travail

Les new working trends sont un thème central.

a) Telecommuting

Le telecommuting ou remote work permet de travailler à distance grâce aux outils numériques.

Opportunités :

  • réduction des temps de déplacement ;
  • accès à un vivier de talents plus large ;
  • souplesse organisationnelle ;
  • continuité d’activité en cas de perturbation.

b) Cloud computing applications

Le cloud computing permet d’accéder à des applications, à du stockage et à de la puissance de calcul sans posséder toute l’infrastructure en interne.

Opportunités :

  • déploiement plus rapide ;
  • coûts initiaux plus faibles ;
  • évolutivité ;
  • accès partagé aux données et outils.

c) Internationalization of firms

La technologie facilite l’internationalization of firms :

  • communication instantanée ;
  • coordination multicontinentale ;
  • vente transfrontalière ;
  • pilotage à distance d’équipes et de partenaires.

3.3 Efficiency of digitalized work and automated processes

Le programme insiste sur l’efficiency of digitalized work and automated processes.

Pourquoi la numérisation améliore-t-elle l’efficacité ?

Parce qu’elle permet :

  • de réduire les tâches manuelles ;
  • d’accélérer le traitement des opérations ;
  • de limiter certaines erreurs ;
  • d’améliorer la traçabilité ;
  • de standardiser les processus.

Exemples concrets

  • facturation automatique ;
  • tri automatique des demandes clients ;
  • gestion numérique des documents ;
  • tableaux de bord actualisés en temps réel ;
  • automatisation des relances ou des workflows de validation.

Effets attendus

  • baisse des coûts administratifs ;
  • amélioration de la productivité ;
  • meilleure réactivité ;
  • meilleure capacité de pilotage.

3.4 Étude de cas simple

Une entreprise de services adopte :

  1. une solution cloud pour ses dossiers ;
  2. un outil collaboratif pour le télétravail ;
  3. un module d’automatisation pour les tâches répétitives.

Résultats possibles :

  • diminution du temps de traitement ;
  • réduction des doublons d’information ;
  • meilleur suivi des demandes ;
  • extension de l’activité à de nouveaux clients hors de la zone locale.

Le progrès technologique apparaît donc comme un levier de compétitivité.


4. Risks of technological progress

Le programme ne présente jamais la technologie comme uniquement positive. Il faut donc savoir analyser les risks of technological progress.

4.1 Cyber security

La cyber security est un risque majeur.

Principaux risques

  • piratage de comptes ;
  • vol de données ;
  • rançongiciel ;
  • indisponibilité des services ;
  • compromission d’outils collaboratifs ;
  • atteinte à la réputation.

Pourquoi le risque augmente-t-il ?

Plus l’entreprise est numérisée, plus elle dépend :

  • de réseaux ;
  • d’applications externes ;
  • d’accès distants ;
  • d’interconnexions avec des prestataires.

La surface d’exposition s’élargit donc.

4.2 Protecting private data

La protection des private data est devenue un enjeu central.

Ce que cela recouvre

  • collecte licite des données ;
  • limitation de la finalité ;
  • sécurité des traitements ;
  • information des personnes ;
  • maîtrise des accès ;
  • limitation de la conservation.

Pourquoi le sujet est stratégique ?

Parce qu’une mauvaise gestion des données personnelles peut entraîner :

  • sanctions réglementaires ;
  • perte de confiance ;
  • litiges ;
  • atteinte à l’image.

4.3 Protecting intangible assets

Les intangible assets sont les actifs incorporels :

  • marque ;
  • réputation ;
  • base de données ;
  • logiciels ;
  • contenus ;
  • savoir-faire ;
  • propriété intellectuelle.

Le progrès technologique facilite leur diffusion, mais aussi leur copie, leur détournement ou leur appropriation illicite.

Exemples de menaces

  • copie de contenus ;
  • extraction de bases de données ;
  • usurpation d’identité numérique ;
  • atteinte à une marque en ligne ;
  • fuite d’informations stratégiques.

4.4 Dehumanization of work

La dehumanization of work désigne le risque d’une organisation du travail trop mécanisée, trop standardisée ou trop pilotée par des outils.

Manifestations possibles

  • réduction des échanges humains ;
  • surveillance numérique excessive ;
  • sentiment d’isolement en télétravail ;
  • perte d’autonomie réelle malgré des outils présentés comme “intelligents” ;
  • pression liée à la disponibilité permanente.

Pourquoi ce risque existe-t-il ?

Parce que l’outil numérique peut transformer le salarié en simple exécutant de procédures automatisées, alors que le travail comporte aussi des dimensions relationnelles, créatives et sociales.

4.5 Job cuts

L’automatisation peut conduire à des job cuts, c’est-à-dire à des suppressions de postes ou à des transformations profondes de l’emploi.

Mécanisme

Quand une tâche est standardisable, elle peut être :

  • automatisée par logiciel ;
  • externalisée via plateforme ;
  • réalisée avec moins de personnel.

Nuance importante

La technologie ne détruit pas seulement des emplois ; elle en transforme aussi. Mais le programme demande bien de savoir discuter le risque social lié à l’automatisation.

4.6 Impacts on the planet

Les technologies numériques ont aussi des impacts on the planet.

Sources d’impact

  • consommation énergétique des datacenters ;
  • fabrication des équipements ;
  • renouvellement rapide du matériel ;
  • stockage massif de données ;
  • infrastructures réseau ;
  • intensité énergétique de certains traitements.

Pourquoi ce point est important ?

Parce que la transformation numérique ne peut plus être analysée sans la notion de sustainability. Une innovation peut être économiquement performante tout en étant écologiquement coûteuse.


5. Sustainability : intégrer la durabilité à l’analyse technologique

Le programme précise que les enjeux relatifs à la notion de durabilité (sustainability) sont transversaux.

5.1 Définition

La sustainability renvoie à la capacité de concilier :

  • performance économique ;
  • responsabilité sociale ;
  • préservation environnementale.

5.2 Application au progrès technologique

Analyser une technologie de manière durable consiste à se demander :

  • améliore-t-elle réellement la performance ?
  • protège-t-elle les utilisateurs et les travailleurs ?
  • réduit-elle ou accroît-elle l’empreinte environnementale ?
  • favorise-t-elle une innovation responsable ?

5.3 Exemples d’analyse durable

Télétravail

Effets positifs possibles :

  • moins de déplacements ;
  • réduction potentielle de certaines émissions.

Effets négatifs possibles :

  • multiplication des équipements individuels ;
  • hausse de la consommation énergétique diffuse ;
  • isolement social.

Cloud computing

Effets positifs possibles :

  • mutualisation des ressources ;
  • meilleure utilisation des capacités.

Effets négatifs possibles :

  • dépendance à des infrastructures très énergivores ;
  • faible visibilité sur l’empreinte réelle.

Automatisation

Effets positifs possibles :

  • réduction des tâches sans valeur ajoutée ;
  • amélioration de la qualité.

Effets négatifs possibles :

  • perte d’emplois ;
  • déqualification de certaines fonctions ;
  • intensification du contrôle.

5.4 Méthode de réflexion

Pour commenter un article ou un document en anglais, vous pouvez suivre ce plan :

  1. Identify the technological innovation.
  2. Explain the business opportunity.
  3. Assess the risks for workers, users and society.
  4. Evaluate the environmental impact.
  5. Discuss the need for regulation.

6. Big Tech : puissance économique et enjeux concurrentiels

Le programme vise explicitement Big Tech and competition laws, tax dodging and copyright.

6.1 Qu’entend-on par Big Tech ?

Les Big Tech sont de très grandes entreprises technologiques, souvent organisées autour de plateformes numériques, disposant :

  • d’une base massive d’utilisateurs ;
  • d’effets de réseau ;
  • de volumes considérables de données ;
  • d’une forte capacité financière ;
  • d’un pouvoir structurant sur l’accès au marché.

6.2 Pourquoi les Big Tech posent-elles une question de concurrence ?

Leur puissance peut créer des déséquilibres :

  • verrouillage d’écosystèmes ;
  • préférence donnée à leurs propres services ;
  • difficultés d’accès au marché pour les concurrents ;
  • dépendance des entreprises utilisatrices ;
  • concentration du pouvoir économique.

6.3 Competition laws

Les competition laws cherchent à préserver un fonctionnement concurrentiel des marchés.

Dans le contexte des Big Tech, les préoccupations portent notamment sur :

  • l’abus de position dominante ;
  • l’auto-préférence ;
  • les barrières à l’entrée ;
  • le contrôle de l’accès aux utilisateurs et aux données ;
  • la capacité à imposer des conditions déséquilibrées.

6.4 Tax dodging

Le terme tax dodging renvoie à des pratiques d’optimisation fiscale agressive ou de contournement de l’impôt.

Pourquoi les Big Tech sont souvent citées ?

Parce que leur modèle :

  • repose sur des actifs incorporels ;
  • permet une localisation souple de certaines fonctions ;
  • rend complexe l’attribution territoriale de la valeur créée.

Enjeu économique et politique

Le débat porte sur l’équité fiscale entre :

  • entreprises traditionnelles ;
  • entreprises numériques mondialisées.

6.5 Copyright

Le copyright est un enjeu central dans l’économie numérique.

Questions fréquentes

  • qui détient les droits sur un contenu diffusé via une plateforme ?
  • quelle responsabilité pour l’hébergeur ou la plateforme ?
  • comment rémunérer les créateurs ?
  • comment traiter la réutilisation massive de contenus ?

Pourquoi le sujet devient plus sensible avec l’IA ?

Parce que les systèmes d’IA utilisent souvent de grands volumes de contenus pour apprendre, générer ou recommander, ce qui soulève des questions sur :

  • l’origine des contenus ;
  • l’autorisation d’usage ;
  • la rémunération des ayants droit ;
  • la frontière entre inspiration, extraction et reproduction.

7. Les principales régulations à connaître

Le programme mentionne explicitement : GDPR, DSA, DMA, copyright regulation, Cyber Resilience Act.

Il faut être capable non de réciter des textes, mais d’en comprendre la logique.

7.1 GDPR

Le GDPR (General Data Protection Regulation) correspond au cadre européen de protection des données personnelles.

Finalité

Protéger les personnes physiques dans le traitement de leurs données.

Idées clés

  • transparence ;
  • licéité du traitement ;
  • minimisation des données ;
  • sécurité ;
  • responsabilité des organisations.

Pourquoi c’est important pour les entreprises ?

Parce que toute organisation qui collecte ou traite des données personnelles doit intégrer la protection des données dans ses pratiques.

7.2 DSA

Le Digital Services Act (DSA) vise les services numériques et les plateformes.

Logique générale

Renforcer la responsabilité des intermédiaires numériques dans l’environnement en ligne.

Enjeux

  • modération ;
  • transparence ;
  • gestion des contenus ;
  • protection des utilisateurs.

7.3 DMA

Le Digital Markets Act (DMA) cible les grandes plateformes structurantes, souvent qualifiées de gatekeepers.

Logique générale

Empêcher que certaines plateformes n’utilisent leur position pour fausser la concurrence.

Enjeux

  • ouverture des marchés numériques ;
  • limitation de certaines pratiques d’auto-préférence ;
  • rééquilibrage des relations avec les acteurs dépendants.

7.4 Copyright regulation

La copyright regulation regroupe les règles relatives à la protection des œuvres et à leur utilisation dans l’environnement numérique.

Objectifs

  • protéger les créateurs ;
  • encadrer la diffusion ;
  • responsabiliser certains intermédiaires ;
  • mieux répartir la valeur créée à partir des contenus.

7.5 Cyber Resilience Act

Le Cyber Resilience Act s’inscrit dans une logique de sécurité des produits numériques.

Idée principale

Mieux intégrer la cybersécurité dans la conception, la mise à disposition et la maintenance de produits comportant des éléments numériques.

Pourquoi c’est stratégique ?

Parce qu’un écosystème numérique sûr suppose que la sécurité ne soit pas ajoutée après coup, mais pensée dès l’origine.


8. Comment articuler opportunités, risques et régulation ?

Une bonne analyse en anglais des affaires doit éviter deux excès :

  • le discours technophile naïf ;
  • le discours catastrophiste sans nuance.

8.1 Grille d’analyse

Pour tout sujet sur le progrès technologique, posez successivement cinq questions.

1. Quelle opportunité économique ?

Exemples :

  • accès à de nouveaux marchés ;
  • réduction des coûts ;
  • meilleure productivité ;
  • nouveaux services.

2. Quel changement organisationnel ?

Exemples :

  • télétravail ;
  • automatisation ;
  • internationalisation ;
  • coordination à distance.

3. Quels risques ?

Exemples :

  • cybersécurité ;
  • atteinte aux données ;
  • fragilisation de l’emploi ;
  • dépendance à une plateforme.

4. Quel impact sur la durabilité ?

Exemples :

  • empreinte carbone ;
  • consommation énergétique ;
  • inclusion ou exclusion ;
  • qualité de vie au travail.

5. Quelle régulation est pertinente ?

Exemples :

  • GDPR pour les données ;
  • DSA pour les plateformes ;
  • DMA pour la concurrence ;
  • copyright regulation pour les contenus ;
  • Cyber Resilience Act pour la sécurité des produits numériques.

9. Méthode d’expression en anglais des affaires

Le programme exige de mobiliser de manière pertinente le lexique et les concepts de l’anglais des affaires. Voici une méthode concrète.

9.1 Structure de réponse orale ou écrite

Introduction

  • définir le sujet ;
  • annoncer qu’il comporte des opportunités et des risques.

Exemple : Technological progress has profoundly transformed business models, working practices and competition. While digital innovation creates major opportunities, it also raises significant legal, social and environmental concerns.

Développement 1 : opportunités

  • nouveaux secteurs ;
  • télétravail ;
  • cloud ;
  • automatisation ;
  • efficacité.

Développement 2 : risques

  • cybersécurité ;
  • données privées ;
  • actifs incorporels ;
  • déshumanisation ;
  • suppressions d’emplois ;
  • impacts environnementaux.

Développement 3 : régulation

  • Big Tech ;
  • concurrence ;
  • fiscalité ;
  • copyright ;
  • GDPR / DSA / DMA / Cyber Resilience Act.

Conclusion

  • rappeler la nécessité d’une innovation responsable.

9.2 Connecteurs utiles

  • On the one hand / On the other hand
  • However
  • Moreover
  • As a result
  • This raises the question of…
  • From a sustainability perspective
  • In regulatory terms

9.3 Mini-répertoire d’arguments

Pour parler des opportunités

  • Digitalization improves productivity and responsiveness.
  • Cloud-based tools facilitate collaboration across borders.
  • Automation can streamline repetitive tasks.
  • Technological progress enables firms to scale rapidly.

Pour parler des risques

  • Cyber threats have become a major business concern.
  • Private data must be protected to preserve trust and compliance.
  • Automation may lead to job displacement.
  • Digital platforms can create dependency and concentration.

Pour parler de la durabilité

  • Technological innovation should be assessed through a sustainability lens.
  • Digital tools may reduce some costs while increasing environmental pressure.
  • The environmental footprint of digital infrastructure cannot be ignored.

Pour parler de la régulation

  • Big Tech firms are increasingly regulated because of their market power.
  • The GDPR aims to protect personal data.
  • The DMA addresses unfair practices by gatekeepers.
  • The DSA strengthens accountability in digital services.

10. Cas pratique d’analyse

Sujet

Une grande plateforme numérique développe :

  • des outils d’IA générative ;
  • des services cloud ;
  • une place de marché mondiale ;
  • des outils publicitaires fondés sur les données.

On vous demande d’analyser les opportunités, les risques et les régulations applicables.

Étape 1 : identifier les opportunités

  • amélioration de la productivité ;
  • accès à des marchés internationaux ;
  • monétisation des données ;
  • automatisation de certaines tâches ;
  • nouvelles formes de travail à distance.

Étape 2 : identifier les risques

  • atteinte aux données personnelles ;
  • dépendance des entreprises utilisatrices ;
  • concentration du marché ;
  • réutilisation contestée de contenus protégés ;
  • impacts environnementaux des infrastructures numériques.

Étape 3 : rattacher les régulations

  • GDPR : traitement des données personnelles ;
  • DSA : responsabilités liées aux services numériques et aux contenus ;
  • DMA : contrôle des pratiques d’une plateforme structurante ;
  • copyright regulation : utilisation et diffusion des contenus ;
  • Cyber Resilience Act : sécurité de certains produits numériques.

Étape 4 : formuler une conclusion équilibrée

Conclusion possible en anglais :

This example shows that technological progress is not only a source of innovation and efficiency. It also raises major issues related to privacy, market power, intellectual property and sustainability. Therefore, regulation is not opposed to innovation; it is a condition for fair, secure and sustainable digital development.


11. Points de vigilance fréquents

11.1 Ne pas confondre innovation et progrès automatique

Une technologie n’est pas “bonne” par nature. Elle doit être évaluée selon :

  • son utilité réelle ;
  • ses effets sociaux ;
  • ses risques ;
  • son coût environnemental.

11.2 Ne pas réduire le risque aux seuls cyberattaques

Les risks of technological progress incluent aussi :

  • la vie privée ;
  • la propriété intellectuelle ;
  • la concurrence ;
  • l’emploi ;
  • la durabilité.

11.3 Ne pas parler des Big Tech de façon vague

Il faut relier leur puissance à des thèmes précis :

  • competition laws ;
  • tax dodging ;
  • copyright ;
  • obligations de regulation.

11.4 Ne pas oublier la durabilité

Le thème de la sustainability est transversal. Une copie ou une prise de parole qui ignore les impacts on the planet reste incomplète.


12. Mémo final

À retenir

  • Les Information systems, l’AI et les new technologies transforment profondément les entreprises.
  • Les opportunities of technological progress concernent la productivité, l’accès au marché, l’innovation et les nouveaux secteurs.
  • Les new working trends incluent le telecommuting, le cloud computing et l’internationalization of firms.
  • L’efficiency of digitalized work and automated processes repose sur la rapidité, la standardisation, la traçabilité et l’automatisation.
  • Les risks of technological progress comprennent la cyber security, la protection des private data, la protection des intangible assets, la dehumanization of work, les job cuts et les impacts on the planet.
  • Les Big Tech soulèvent des enjeux de competition laws, de tax dodging et de copyright.
  • Les principales regulations à connaître sont : GDPR, DSA, DMA, copyright regulation et Cyber Resilience Act.
  • Une bonne analyse doit toujours articuler innovation, risque, régulation et durabilité.

Lexique de synthèse

  • opportunity : opportunité
  • risk : risque
  • regulation : régulation
  • competition law : droit de la concurrence
  • tax dodging : contournement fiscal / optimisation fiscale agressive
  • copyright : droit d’auteur
  • private data : données privées / personnelles
  • intangible assets : actifs incorporels
  • telecommuting : télétravail
  • automated processes : processus automatisés
  • sustainability : durabilité
  • Big Tech : grandes plateformes technologiques

Conclusion

Le progrès technologique est un facteur majeur de transformation des affaires. Il ouvre des perspectives puissantes en matière d’efficacité, d’innovation et d’internationalisation. Mais il produit aussi des tensions : concentration économique, dépendance aux plateformes, atteintes aux données, fragilisation de certains emplois, pression environnementale.

C’est pourquoi l’analyse attendue en DSCG, même en anglais des affaires, doit être conceptuelle, structurée et nuancée. Il faut savoir montrer que la performance numérique ne peut être pensée sans protection des données, sans droit de la concurrence, sans propriété intellectuelle et sans durabilité.

En une formule : technological progress must be efficient, secure, fair and sustainable.