Alimentation, bouche, eau et abreuvement
Comprendre comment le cheval s’alimente, reconnaître les aliments de base et connaître ses besoins en eau et ses modes d’abreuvement.
Introduction
Au Galop 2, comprendre comment le cheval s’alimente est indispensable pour bien s’en occuper au quotidien. Après avoir vu, dans les leçons précédentes, ses sens, ses comportements avec ses congénères, son logement et les soins de base, il faut maintenant s’intéresser à un besoin vital : manger et boire correctement.
Le cheval n’est pas un animal qui mange vite, beaucoup, puis plus rien pendant longtemps. Son fonctionnement est très particulier. Pour le respecter, il faut connaître :
- son comportement alimentaire ;
- sa bouche et la manière dont il prend et mâche les aliments ;
- les aliments de base qu’il peut recevoir ;
- ses besoins en eau ;
- les modes d’abreuvement ;
- et enfin la bonne façon de distribuer les aliments.
Cette leçon est importante car une alimentation mal comprise peut entraîner de l’inconfort, du stress, des erreurs de distribution, voire des problèmes de santé. À l’inverse, un cavalier qui sait observer et nourrir correctement son cheval devient plus attentif, plus autonome et plus respectueux de l’animal.

1. Le comportement alimentaire du cheval
1.1 Un herbivore fait pour manger souvent
Le cheval est un herbivore. Cela signifie que son alimentation est d’abord adaptée aux végétaux. Son comportement naturel est de manger souvent, en petites quantités, pendant une grande partie de la journée.
Autrement dit, il n’est pas conçu pour :
- manger très vite une grosse ration ;
- rester longtemps sans rien avoir à consommer ;
- avaler une alimentation uniquement concentrée.
Pourquoi ?
Parce que dans son mode de vie naturel, le cheval se déplace et broute progressivement. Il sélectionne sa nourriture, la prend avec ses lèvres et ses dents, la mastique longuement, puis recommence. Son alimentation est donc liée à un rythme régulier et à une occupation fréquente.
1.2 Pourquoi ce comportement est-il important à connaître ?
Connaître le comportement alimentaire du cheval permet de mieux comprendre plusieurs choses :
- pourquoi il apprécie de disposer de fourrage ;
- pourquoi il peut s’agiter s’il attend sa ration ;
- pourquoi la distribution des aliments doit être calme et régulière ;
- pourquoi il faut observer sa manière de manger.
Un cheval qui mange correspond à un cheval qui répond à un besoin fondamental. Si ce besoin est mal respecté, cela peut influencer :
- son calme ;
- son confort ;
- son état général ;
- son comportement dans l’écurie.
1.3 Ce qu’on peut observer au quotidien
Dans un club, on peut souvent remarquer que les chevaux :
- cherchent l’herbe au pré ;
- mangent le foin progressivement ;
- viennent vers la porte à l’heure habituelle des repas ;
- tendent l’encolure ou bougent quand la distribution approche ;
- prennent le temps de mâcher.
Observer ces comportements aide le cavalier à mieux comprendre le cheval. Cela prolonge ce qui a été vu dans la leçon sur les comportements : ici, on ne regarde plus seulement les relations entre chevaux, mais aussi leur manière de se nourrir.
1.4 Un animal sensible à ses habitudes
Le cheval apprécie la régularité. Une distribution faite à des horaires proches, dans le calme, avec des aliments adaptés, l’aide à rester serein.
Cela ne veut pas dire qu’il faut traiter tous les chevaux exactement de la même façon. Mais cela signifie qu’un cheval se sent mieux quand ses besoins essentiels sont gérés avec cohérence.
2. La bouche du cheval et la façon dont il s’alimente
2.1 Pourquoi étudier la bouche ?
La bouche du cheval est l’outil principal de la prise alimentaire. Comprendre comment elle fonctionne permet de savoir comment le cheval attrape, coupe, mâche et avale ses aliments.
C’est aussi utile pour observer si tout semble normal lorsqu’il mange.
2.2 Comment le cheval prend sa nourriture
Le cheval utilise d’abord :
- ses lèvres, très mobiles et sensibles ;
- puis ses dents, pour couper et broyer ;
- enfin sa langue, qui aide à déplacer l’aliment dans la bouche.
Quand il broute, il sélectionne l’herbe avec ses lèvres, puis la coupe. Quand il mange du foin ou une ration, il saisit les aliments, les mastique, puis les avale.
2.3 Le rôle des dents
Sans entrer dans des détails qui dépasseraient le programme, il faut retenir que la bouche du cheval lui permet :
- de prendre l’aliment ;
- de le couper ;
- de le mâcher.
La mastication est essentielle. Elle prépare l’aliment avant qu’il soit avalé. Un cheval ne doit donc pas être imaginé comme un animal qui avale sans mâcher : au contraire, il mâche longuement, surtout les aliments fibreux comme l’herbe ou le foin.
2.4 Comment il s’alimente selon le type d’aliment
Le cheval ne mange pas exactement de la même manière selon ce qu’on lui donne.
Avec l’herbe
- il broute tête vers le bas ;
- il prend l’herbe avec les lèvres ;
- il la coupe puis la mastique.
Avec le foin
- il attrape des brins ;
- il les tire ;
- il mastique progressivement.
Avec des céréales ou des granulés
- il prend des bouchées plus petites ;
- il mastique aussi, même si l’aliment est plus concentré ;
- il mange souvent plus vite si la ration est appétente.
2.5 Ce qu’un cavalier doit observer
Quand un cheval mange, on peut vérifier simplement :
- s’il mange avec appétit ;
- s’il mastique normalement ;
- s’il ne laisse pas sa ration sans raison apparente ;
- s’il boit normalement ;
- s’il ne montre pas d’inconfort évident au moment de manger.
L’objectif, au niveau Galop 2, n’est pas d’établir un diagnostic, mais de savoir observer. Un cavalier attentif remarque si quelque chose change dans la façon dont le cheval s’alimente.

3. Les aliments de base à reconnaître
Le programme demande de reconnaître les aliments de base suivants :
- herbe ;
- foin ;
- paille ;
- céréales ;
- granulés.
Il faut savoir les identifier visuellement et comprendre, de façon simple, leur place dans l’alimentation.
4. L’herbe
4.1 Qu’est-ce que l’herbe ?
L’herbe est l’aliment que le cheval trouve naturellement au pré. C’est un végétal frais que le cheval broute progressivement.
4.2 Comment la reconnaître ?
On reconnaît l’herbe à son aspect :
- vert ;
- frais ;
- souple ;
- directement présente au sol dans le pré ou le paddock herbeux.
4.3 Pourquoi l’herbe est importante
L’herbe correspond bien au comportement naturel du cheval :
- elle se consomme en broutant ;
- elle occupe le cheval ;
- elle s’intègre à son fonctionnement d’herbivore.
4.4 Exemple concret
Un cheval vivant au pré passe une grande partie de son temps à chercher et à brouter l’herbe. Ce comportement est normal et montre bien que l’alimentation n’est pas seulement une question de quantité, mais aussi de manière de manger.
5. Le foin
5.1 Qu’est-ce que le foin ?
Le foin est de l’herbe coupée puis séchée. C’est un aliment de base très courant dans les centres équestres.
5.2 Comment le reconnaître ?
Le foin se présente sous forme de :
- brins secs ;
- couleur plutôt verte à jaune ;
- odeur végétale sèche ;
- distribué en tas, en filet ou en râtelier selon l’organisation de l’écurie.
5.3 Pourquoi le foin est-il essentiel ?
Le foin permet au cheval de :
- consommer un aliment fibreux ;
- mâcher longtemps ;
- occuper une partie importante de son temps alimentaire.
Il est particulièrement utile pour les chevaux qui ne vivent pas en permanence sur une prairie riche en herbe.
5.4 Ce qu’il faut observer
Un bon cavalier doit savoir reconnaître un foin :
- propre ;
- sec ;
- non souillé ;
- agréable d’aspect et d’odeur.
Sans aller au-delà du programme, il faut retenir qu’un aliment distribué au cheval doit toujours paraître correct et propre.
6. La paille
6.1 Qu’est-ce que la paille ?
La paille est un végétal sec, souvent utilisé comme litière dans les boxes. Elle peut aussi être consommée par le cheval.
6.2 Comment la reconnaître ?
La paille est généralement :
- plus jaune ;
- plus dure ;
- plus grossière que le foin ;
- présente au sol dans certains boxes.
6.3 Pourquoi faut-il savoir la reconnaître ?
Parce qu’au club, un cavalier voit souvent de la paille dans l’environnement du cheval. Il doit donc pouvoir la distinguer du foin.
Le cheval peut en manger, mais il faut surtout comprendre que foin et paille ne sont pas la même chose. Savoir les différencier fait partie des bases d’un cavalier attentif.
7. Les céréales
7.1 Que sont les céréales ?
Les céréales sont des aliments distribués en ration, souvent en complément du fourrage.
7.2 Comment les reconnaître ?
Selon les habitudes du club, elles peuvent se présenter sous forme de grains. Un cavalier de Galop 2 doit surtout savoir les distinguer :
- du foin ;
- de la paille ;
- des granulés.
7.3 Quelle est leur place ?
Les céréales font partie des aliments de base à connaître. Elles sont souvent données dans une mangeoire ou un seau au moment des repas.
Comme elles se mangent plus vite que le fourrage, leur distribution demande calme et attention.
8. Les granulés
8.1 Que sont les granulés ?
Les granulés sont des aliments préparés, compressés, souvent présentés sous forme de petits cylindres ou petits morceaux réguliers.
8.2 Comment les reconnaître ?
On les identifie par leur aspect :
- forme régulière ;
- alimentation sèche ;
- distribuée en ration.
8.3 Pourquoi faut-il les connaître ?
Parce qu’ils sont fréquents en centre équestre. Le cavalier doit pouvoir dire :
- « ceci est du foin » ;
- « ceci est de la paille » ;
- « ceci est une ration de céréales » ;
- « ceci est une ration de granulés ».
Cette reconnaissance simple est essentielle pour participer correctement aux soins.
9. Comparer les aliments de base
Pour bien retenir, on peut les comparer ainsi :
- Herbe : aliment frais, brouté au pré.
- Foin : herbe séchée, distribuée comme fourrage.
- Paille : végétal sec, souvent litière, à distinguer du foin.
- Céréales : ration en grains.
- Granulés : ration préparée sous forme régulière.
9.1 Pourquoi cette distinction est utile ?
Parce qu’un cavalier qui distribue les aliments doit éviter les confusions. Par exemple :
- ne pas prendre un tas de paille pour du foin ;
- ne pas confondre une ration de céréales avec des granulés ;
- savoir ce qui est donné et à quel moment.
10. Les besoins en eau du cheval
10.1 L’eau : un besoin vital
Comme tous les êtres vivants, le cheval a besoin d’eau chaque jour. C’est un besoin fondamental, au même titre que l’alimentation.
On ne peut pas bien nourrir un cheval sans penser à son abreuvement. Un cheval doit pouvoir boire pour assurer son confort et son fonctionnement normal.
10.2 Pourquoi l’eau est-elle si importante ?
L’eau accompagne la vie quotidienne du cheval :
- elle participe à son équilibre général ;
- elle est indispensable quand il mange des aliments secs comme le foin, les céréales ou les granulés ;
- elle devient encore plus importante après l’effort ou par temps chaud.
Même sans détailler des chiffres, il faut retenir qu’un cheval a des besoins en eau importants et réguliers.
10.3 Ce qu’un cavalier doit comprendre
Un cheval ne doit pas être privé d’eau. Le cavalier doit penser à vérifier :
- si de l’eau est disponible ;
- si elle paraît propre ;
- si le système d’abreuvement fonctionne ;
- si le cheval boit normalement.
10.4 Eau et type d’alimentation
Le besoin en eau est à relier à l’alimentation :
- un cheval qui mange de l’herbe fraîche reçoit déjà une part d’humidité dans son alimentation ;
- un cheval qui mange surtout du foin, des céréales ou des granulés consomme des aliments plus secs et a besoin d’un accès correct à l’eau.
Cela montre que nourriture et abreuvement vont ensemble.
11. Les modes d’abreuvement
Le programme demande de connaître les modes d’abreuvement. Il faut donc savoir sous quelles formes le cheval peut recevoir son eau.
11.1 L’abreuvoir automatique
Dans de nombreuses écuries, le cheval boit grâce à un abreuvoir automatique.
Caractéristiques
- fixé au mur du box, de la stalle ou parfois d’un autre espace ;
- l’eau arrive automatiquement ;
- le cheval peut boire quand il en a besoin.
Pourquoi ce système est pratique ?
- il assure une mise à disposition régulière de l’eau ;
- il limite certains oublis ;
- il favorise l’autonomie du cheval pour boire.
Ce que le cavalier doit vérifier
- l’abreuvoir est propre ;
- il n’est pas bouché ;
- l’eau arrive correctement.
11.2 Le seau
Le cheval peut aussi boire dans un seau.
Caractéristiques
- seau rempli d’eau ;
- souvent utilisé au box, en déplacement ou dans certaines organisations d’écurie.
Avantages
- simple à mettre en place ;
- facile à remplir ;
- pratique dans certaines situations.
Points de vigilance
- le seau doit être propre ;
- il doit contenir assez d’eau ;
- il ne doit pas être renversé ;
- il doit être placé de façon sûre.
11.3 Le bac ou l’abreuvoir de pré
Au pré ou dans certains paddocks, l’eau peut être proposée dans un bac ou un grand abreuvoir collectif.
Ce qu’il faut retenir
- plusieurs chevaux peuvent y boire ;
- l’eau doit rester accessible ;
- la propreté doit être surveillée.
11.4 Pourquoi connaître plusieurs modes d’abreuvement ?
Parce que selon le logement vu dans la leçon précédente — box, pré, paddock, stabulation — le cheval ne boit pas toujours de la même manière.
Un cavalier doit donc être capable de reconnaître :
- un abreuvoir automatique ;
- un seau d’eau ;
- un bac d’abreuvement.
12. Distribuer les aliments : principes essentiels
Le programme demande aussi de savoir distribuer les aliments. Au Galop 2, il ne s’agit pas d’établir soi-même une ration complexe, mais de participer correctement à la distribution en respectant les consignes du club.
12.1 Pourquoi la distribution demande de l’attention
Distribuer les aliments paraît simple, mais c’est une tâche importante car elle concerne :
- la santé du cheval ;
- son confort ;
- l’organisation de l’écurie ;
- la sécurité de la personne qui nourrit.
Un cheval peut être impatient au moment du repas. Il faut donc agir avec calme, méthode et prudence.
12.2 Règle fondamentale : suivre les consignes
Chaque cheval ne reçoit pas forcément la même chose. Le cavalier doit donc :
- respecter la ration prévue ;
- ne rien ajouter de lui-même ;
- ne pas changer de cheval ou de seau ;
- vérifier qu’il donne le bon aliment au bon animal.
12.3 Préparer la distribution
Avant de distribuer, il faut :
- Identifier l’aliment à donner : foin, céréales, granulés, etc.
- Vérifier le cheval concerné.
- Rester calme pour éviter de créer de l’agitation.
- Observer l’environnement : porte, mangeoire, place disponible, autres chevaux autour si besoin.
12.4 Distribuer du foin
Quand on distribue du foin :
- on prend la quantité demandée par l’encadrement ;
- on le dépose à l’endroit prévu ;
- on s’assure qu’il reste propre ;
- on évite de le jeter n’importe où dans un espace sale.
12.5 Distribuer une ration de céréales ou de granulés
Quand on distribue une ration :
- on utilise le seau ou la mangeoire prévus ;
- on donne la bonne ration au bon cheval ;
- on évite les gestes brusques ;
- on garde une attitude prudente si le cheval se montre pressé.
12.6 Pourquoi le calme est essentiel
Le repas est un moment important pour le cheval. Si le cavalier court, crie, change l’ordre sans raison ou se place mal, il peut provoquer :
- de l’excitation ;
- de l’impatience ;
- des mouvements brusques.
Au contraire, une distribution calme aide le cheval à rester plus posé.
13. Méthode simple pour distribuer les aliments en sécurité
Voici une méthode claire, adaptée au niveau Galop 2.
Étape 1 : écouter la consigne
Avant toute chose, on suit la consigne donnée par l’enseignant ou la personne responsable de l’écurie.
Exemple :
- tel cheval reçoit du foin ;
- tel autre reçoit une ration de granulés ;
- tel poney a déjà été servi.
Étape 2 : reconnaître l’aliment
On vérifie visuellement :
- herbe, si le cheval est au pré ;
- foin ;
- paille ;
- céréales ;
- granulés.
Le but est d’éviter toute confusion.
Étape 3 : préparer calmement
- prendre le bon seau ou la bonne quantité ;
- se déplacer sans précipitation ;
- garder une attitude posée.
Étape 4 : approcher correctement
Selon le lieu de vie du cheval, on applique les règles de sécurité déjà vues dans la leçon sur l’approche et le lâcher :
- ne pas surprendre le cheval ;
- rester attentif à ses réactions ;
- garder sa place.
Étape 5 : déposer l’aliment à l’endroit prévu
- dans la mangeoire ;
- dans le seau ;
- dans le râtelier ou l’emplacement prévu pour le foin.
Étape 6 : vérifier
Après la distribution, on peut observer :
- si le cheval commence à manger normalement ;
- si l’eau est disponible ;
- si rien n’a été renversé.
14. Exemples pratiques de situations courantes
14.1 Distribuer du foin à un cheval au box
Situation : un cheval est dans son box et doit recevoir son foin.
Conduite attendue :
- prendre la quantité demandée ;
- approcher calmement ;
- déposer le foin à l’endroit prévu ;
- vérifier que le cheval peut y accéder correctement.
Pourquoi ?
Parce que le foin est un aliment de base et que le cheval va le consommer progressivement.
14.2 Donner une ration de granulés à un poney
Situation : un poney attend sa ration du soir.
Conduite attendue :
- vérifier le nom ou l’indication ;
- prendre la ration prévue ;
- la verser dans la mangeoire ;
- rester attentif au comportement du poney.
Pourquoi ?
Parce qu’une ration doit être donnée au bon animal et sans confusion.
14.3 Vérifier l’eau dans un box
Situation : après la distribution, on regarde si tout est correct.
Conduite attendue :
- observer l’abreuvoir automatique ou le seau ;
- vérifier que l’eau est présente et accessible ;
- signaler si quelque chose paraît anormal.
Pourquoi ?
Parce que nourrir sans vérifier l’eau serait incomplet.
15. Les erreurs à éviter
15.1 Confondre foin et paille
C’est une erreur classique chez les débutants. Le foin est un aliment de base distribué comme fourrage ; la paille est différente et doit être reconnue comme telle.
15.2 Donner sans vérifier
Ne jamais distribuer « au hasard ». Il faut savoir :
- quel cheval reçoit quoi ;
- où le déposer ;
- si l’eau est disponible.
15.3 Se précipiter
La précipitation augmente les risques d’erreur et d’agitation. Le cheval peut devenir plus impatient si l’humain agit de manière désordonnée.
15.4 Oublier l’eau
L’alimentation ne se limite pas au solide. L’eau est un besoin vital : elle doit toujours faire partie de l’observation.
15.5 Ne pas observer le cheval qui mange
Distribuer ne suffit pas. Il faut aussi regarder si le cheval commence à manger normalement. Cette observation simple fait partie des bons réflexes.
16. Lien entre alimentation, comportement et bien-être
L’alimentation n’est pas seulement une question de nourriture déposée dans une mangeoire. Elle est liée :
- au comportement naturel du cheval ;
- à son besoin de mastication ;
- à son besoin d’eau ;
- à son calme dans son lieu de vie.
Un cheval qui peut manger de manière adaptée et boire correctement est généralement plus confortable dans son quotidien.
Cela rejoint les notions déjà vues dans les leçons précédentes : pour bien s’occuper d’un cheval, il faut comprendre ses besoins réels, pas seulement exécuter des gestes.
17. Ce qu’il faut savoir reconnaître et expliquer
À la fin de cette leçon, tu dois être capable de reconnaître et d’expliquer simplement :
Concernant le comportement alimentaire
- le cheval est un herbivore ;
- il mange souvent et mastique longtemps ;
- il apprécie la régularité.
Concernant la bouche
- il prend les aliments avec ses lèvres ;
- il les coupe et les mâche avec ses dents ;
- il s’alimente différemment selon qu’il broute, mange du foin ou une ration.
Concernant les aliments de base
- herbe ;
- foin ;
- paille ;
- céréales ;
- granulés.
Concernant l’eau
- le cheval a besoin d’eau tous les jours ;
- l’eau doit être disponible et propre ;
- il faut connaître les principaux modes d’abreuvement.
Concernant la distribution
- suivre les consignes ;
- donner le bon aliment au bon cheval ;
- distribuer calmement ;
- vérifier l’accès à l’eau.
18. Mémo pratique
Le cheval s’alimente comment ?
- C’est un herbivore.
- Il mange souvent.
- Il mâche longtemps.
- Il aime la régularité.
Sa bouche sert à quoi ?
- à prendre l’aliment ;
- à le couper ;
- à le mâcher.
Les aliments de base à reconnaître
- Herbe : fraîche, au pré.
- Foin : herbe séchée.
- Paille : plus jaune, souvent litière.
- Céréales : ration en grains.
- Granulés : ration préparée, forme régulière.
L’eau
- besoin vital ;
- doit être disponible ;
- vérifier propreté et accès.
Modes d’abreuvement
- abreuvoir automatique ;
- seau ;
- bac d’abreuvement.
Distribuer les aliments
- suivre la consigne ;
- rester calme ;
- ne pas confondre les aliments ;
- vérifier que le cheval peut manger et boire.
19. Questions d’auto-évaluation
- Pourquoi dit-on que le cheval a un comportement alimentaire particulier ?
- Comment la bouche du cheval l’aide-t-elle à s’alimenter ?
- Quelle différence simple peux-tu faire entre l’herbe et le foin ?
- Comment distinguer globalement le foin et la paille ?
- Quels sont les cinq aliments de base à reconnaître au Galop 2 ?
- Pourquoi l’eau est-elle indispensable au cheval ?
- Quels sont les principaux modes d’abreuvement que tu peux rencontrer au club ?
- Quelles précautions faut-il prendre quand on distribue une ration ?
- Pourquoi faut-il observer le cheval après avoir distribué les aliments ?
- En quoi alimentation et bien-être du cheval sont-ils liés ?
Conclusion
Comprendre l’alimentation, la bouche, l’eau et l’abreuvement permet de mieux respecter le cheval dans un besoin essentiel de sa vie quotidienne. Au Galop 2, il faut savoir que le cheval est un herbivore qui mange souvent, reconnaître les aliments de base, comprendre simplement comment sa bouche lui permet de se nourrir, connaître ses besoins en eau et participer correctement à la distribution des aliments.
Ces connaissances rendent le cavalier plus autonome, mais surtout plus juste dans sa relation avec le cheval : on ne s’occupe pas seulement d’un animal qu’on monte, on apprend à comprendre comment il vit et de quoi il a besoin.