Architecture des épreuves et règles générales de validation

Identifier la nature des trois épreuves, leurs coefficients, les notes éliminatoires et les règles de moyenne générale applicables au diplôme.

Introduction

Le DEC repose sur une architecture d’examen très structurée. Cette architecture n’est pas un simple découpage administratif : elle traduit la logique même du diplôme. Le texte officiel précise que la note du jury fixe les modalités de déroulement des épreuves et rappelle que le diplôme d’expertise comptable est obtenu après la réussite à trois épreuves : deux épreuves écrites et une épreuve orale.

Autrement dit, pour comprendre le DEC, il faut d’abord comprendre comment l’examen final est construit, ce que chaque épreuve évalue, le poids de chaque épreuve dans la moyenne générale, et les seuils à ne pas franchir, notamment les notes éliminatoires.

Cette leçon se concentre donc sur l’architecture des épreuves et sur les règles générales de validation du diplôme. Elle ne revient pas en détail sur les objectifs professionnels du DEC, déjà étudiés dans la leçon précédente, ni sur les conditions d’inscription et l’attestation de fin de stage, vues dans la première leçon. Ici, l’enjeu est de maîtriser la mécanique officielle de l’examen final.


Objectifs d’apprentissage

À l’issue de cette leçon, vous devez être capable de :

  • identifier les trois épreuves de l’examen final du DEC ;
  • distinguer leur nature : écrit sous forme de questions, étude de cas pratique, mémoire avec soutenance ;
  • connaître leur durée, leur coefficient et leur note éliminatoire ;
  • comprendre la logique de la moyenne générale pondérée ;
  • expliquer pourquoi l’épreuve de mémoire occupe une place centrale dans la validation du diplôme ;
  • déterminer, à partir de notes obtenues, si le diplôme est validé ou non.

1. Une note du jury qui organise le déroulement des épreuves

Le premier fragment source assigné à cette leçon est le suivant : « La présente note fixe les modalités de déroulement des épreuves ».

Cette phrase est fondamentale. Elle signifie que la note du jury ne se limite pas à présenter des conseils généraux : elle a une fonction d’organisation précise de l’examen final. Elle encadre notamment :

  • la structure des épreuves ;
  • leur nature ;
  • leur durée ;
  • leurs coefficients ;
  • les seuils éliminatoires ;
  • les règles générales de notation et de validation.

Pourquoi cette précision est-elle importante ?

Parce qu’au DEC, la réussite ne dépend pas seulement du niveau technique du candidat. Elle dépend aussi de sa capacité à se situer dans un cadre réglementé, avec des règles de forme, de procédure et d’évaluation.

Le diplôme d’expertise comptable sanctionne l’accès à des professions réglementées. Il est donc logique que l’examen final lui-même soit régi par des modalités précises. Le candidat doit savoir :

  • ce qu’il passe ;
  • dans quelles conditions ;
  • avec quel poids relatif ;
  • selon quelles règles de validation.

Ce que cela implique concrètement

Comprendre l’architecture des épreuves permet de :

  1. hiérarchiser les enjeux : toutes les épreuves ne pèsent pas le même poids ;
  2. éviter les erreurs d’interprétation : une moyenne arithmétique simple ne suffit pas ;
  3. mesurer le risque d’élimination : certaines notes rendent impossible l’obtention du diplôme, même avec de bons résultats ailleurs ;
  4. raisonner en professionnel : le DEC évalue un ensemble cohérent de compétences, pas des blocs isolés.

2. Les trois épreuves de l’examen final : vue d’ensemble

Le second fragment source assigné est : « Les Épreuves de l’examen final ».

Le texte officiel indique que le diplôme d’expertise comptable est obtenu après la réussite à trois épreuves qui constituent l’examen final :

  1. Épreuve écrite n°1 : réglementation professionnelle et déontologie de l’expert-comptable et du commissaire aux comptes ;
  2. Épreuve écrite n°2 : révision légale et contractuelle des comptes ;
  3. Épreuve n°3 : mémoire.

Cette architecture est très révélatrice de la philosophie du DEC.

Une construction en trois dimensions

Les trois épreuves correspondent à trois dimensions complémentaires du professionnel :

  • connaître le cadre de la profession : règles, déontologie, responsabilités ;
  • savoir conduire une mission technique complexe : audit, révision, traitement d’un cas ;
  • être capable de produire et défendre une réflexion professionnelle structurée : le mémoire.

Le diplôme ne peut donc pas être obtenu en ne maîtrisant qu’un seul de ces axes.


3. L’épreuve écrite n°1 : réglementation professionnelle et déontologie

3.1. Intitulé exact

L’intitulé officiel est :

Épreuve écrite n°1 : réglementation professionnelle et déontologie de l’expert-comptable et du commissaire aux comptes.

Il faut retenir cet intitulé avec précision, car il montre que l’épreuve couvre les deux professions réglementées visées par le DEC.

3.2. Nature de l’épreuve

Le texte précise :

  • Nature : épreuve écrite sous forme de questions.

Cette formulation est importante. Elle signifie que l’épreuve ne prend pas la forme d’un cas pratique long, mais d’un ensemble de questions. Le texte officiel précise par ailleurs que ces questions peuvent prendre la forme :

  • d’un QCM ;
  • ou de Questions ouvertes avec Réponses Courtes rédigées (QRC).

Dans cette leçon, l’essentiel est de retenir que la nature de l’épreuve est celle d’un écrit bref et ciblé, centré sur la capacité à mobiliser rapidement des connaissances précises.

3.3. Durée

  • Durée : 1 heure.

Cette durée courte a une conséquence directe : l’épreuve valorise la maîtrise immédiate des notions. Il ne s’agit pas d’une dissertation ni d’un cas nécessitant une longue construction. Le candidat doit être capable de restituer rapidement des règles professionnelles et déontologiques.

3.4. Coefficient

  • Coefficient : 1.

Le coefficient est le plus faible des trois épreuves. Cela ne signifie pas que l’épreuve est secondaire. Cela signifie seulement que, dans le calcul de la moyenne générale, son poids est moindre que celui de l’épreuve n°2 et surtout du mémoire.

3.5. Note éliminatoire

  • Note éliminatoire : inférieure à 6/20.

Cette règle est essentielle. Une note strictement inférieure à 6/20 empêche l’obtention du diplôme, quelle que soit la performance sur les autres épreuves.

3.6. Ce qu’il faut comprendre

L’épreuve n°1 vérifie un socle réglementaire et déontologique. Son coefficient est limité, mais elle reste indispensable pour deux raisons :

  • elle atteste que le candidat connaît le cadre des professions réglementées ;
  • elle comporte un seuil éliminatoire.

En pratique, cela signifie qu’un candidat ne peut pas compenser une très mauvaise note par l’excellence technique ou par un bon mémoire si cette note est inférieure à 6.


4. L’épreuve écrite n°2 : révision légale et contractuelle des comptes

4.1. Intitulé exact

L’intitulé officiel est :

Épreuve écrite n°2 : révision légale et contractuelle des comptes.

Cet intitulé place clairement l’épreuve dans le champ des missions de contrôle, de révision et d’audit.

4.2. Nature de l’épreuve

Le texte précise :

  • Nature : épreuve écrite sous forme de cas pratiques.

Contrairement à l’épreuve n°1, ici le candidat doit traiter une étude de cas pratique, éventuellement organisée en un ou plusieurs dossiers.

Cette précision est déterminante : on n’attend pas seulement une restitution de connaissances, mais une mise en œuvre raisonnée dans une situation concrète.

4.3. Durée

  • Durée : 4 h 30.

Cette durée longue reflète la technicité et l’ampleur de l’épreuve. Le candidat doit analyser des informations, identifier les enjeux, traiter plusieurs questions et structurer ses réponses.

4.4. Coefficient

  • Coefficient : 3.

Ce coefficient donne à l’épreuve écrite n°2 un poids important dans la moyenne générale. Elle pèse trois fois plus que l’épreuve n°1.

4.5. Note éliminatoire

  • Note éliminatoire : inférieure à 6/20.

Comme pour l’épreuve n°1, une note strictement inférieure à 6/20 est éliminatoire.

4.6. Ce qu’il faut comprendre

L’épreuve n°2 constitue le cœur technique des écrits. Son poids élevé montre qu’elle occupe une place majeure dans la validation du diplôme. Elle permet d’apprécier la capacité du candidat à traiter une situation professionnelle complexe dans le champ de la révision légale et contractuelle.


5. L’épreuve n°3 : le mémoire

5.1. Intitulé exact

Le texte officiel mentionne :

Épreuve n°3 : mémoire.

5.2. Nature de l’épreuve

La nature est précisée ainsi :

  • rédaction et soutenance d’un mémoire ayant trait à l’une ou plusieurs des activités relevant de l’expertise comptable ou du commissariat aux comptes.

Cette formulation montre que l’épreuve ne se limite pas à un document écrit. Elle comprend :

  • une production écrite : le mémoire ;
  • une défense orale : la soutenance.

Le mémoire est donc une épreuve mixte, à dominante professionnelle et réflexive.

5.3. Durée de la soutenance

  • Durée de la soutenance : 1 heure maximum.

Il faut noter que la durée officielle vise ici la soutenance. Le travail écrit, lui, représente évidemment un investissement beaucoup plus important en amont.

5.4. Coefficient

  • Coefficient : 4.

C’est le coefficient le plus élevé du diplôme. Cela signifie que le mémoire a le poids le plus important dans la moyenne générale.

5.5. Note éliminatoire

  • Note éliminatoire : inférieure à 10/20.

Cette règle distingue radicalement l’épreuve n°3 des deux écrits. Pour le mémoire, le seuil éliminatoire n’est pas 6/20, mais 10/20.

Autrement dit :

  • un 9,5/20 au mémoire n’est pas une simple note faible ;
  • c’est une note éliminatoire.

5.6. Ce qu’il faut comprendre

Le mémoire occupe une place centrale pour trois raisons :

  1. il a le coefficient le plus élevé ;
  2. il comporte une note éliminatoire plus exigeante ;
  3. il évalue la capacité du candidat à produire une réflexion personnelle et professionnelle approfondie.

Le diplôme ne peut donc pas être obtenu sans un mémoire validé au moins à 10/20.


6. Tableau de synthèse des trois épreuves

| Épreuve | Intitulé | Nature | Durée | Coefficient | Note éliminatoire | |---|---|---|---:|---:|---:| | Épreuve écrite n°1 | Réglementation professionnelle et déontologie de l’expert-comptable et du commissaire aux comptes | Épreuve écrite sous forme de questions | 1 h | 1 | < 6/20 | | Épreuve écrite n°2 | Révision légale et contractuelle des comptes | Épreuve écrite sous forme de cas pratiques | 4 h 30 | 3 | < 6/20 | | Épreuve n°3 | Mémoire | Rédaction et soutenance d’un mémoire | 1 h max pour la soutenance | 4 | < 10/20 |


7. Comprendre la logique des coefficients

Les coefficients ne sont pas de simples chiffres administratifs. Ils traduisent l’importance relative accordée à chaque épreuve dans l’obtention du diplôme.

Répartition des coefficients

  • Épreuve n°1 : 1
  • Épreuve n°2 : 3
  • Épreuve n°3 : 4

Soit un total de 8 coefficients.

Lecture de cette répartition

Cette structure signifie :

  • l’épreuve n°1 représente 1/8 de la note globale ;
  • l’épreuve n°2 représente 3/8 de la note globale ;
  • le mémoire représente 4/8, soit la moitié de la note globale.

Pourquoi cette pondération ?

Sans sortir du cadre des sources, on peut comprendre la logique suivante :

  • l’épreuve n°1 vérifie des connaissances indispensables, mais sur un format bref ;
  • l’épreuve n°2 apprécie une capacité technique approfondie en situation ;
  • le mémoire mesure un niveau d’aboutissement professionnel particulièrement élevé.

Le mémoire n’est donc pas un complément accessoire : il constitue le centre de gravité du DEC.


8. Les règles générales d’obtention du diplôme

Le texte officiel précise que le diplôme d’expertise comptable est décerné aux candidats qui ont obtenu pour l’ensemble des trois épreuves :

  • une moyenne générale au moins égale à 10 sur 20 ;
  • sans note éliminatoire.

Ces deux conditions sont cumulatives.

8.1. Première condition : une moyenne générale d’au moins 10/20

Le candidat doit obtenir une moyenne générale au moins égale à 10/20 sur l’ensemble des trois épreuves.

Mais attention : il ne s’agit pas d’une moyenne simple. Il s’agit d’une moyenne pondérée par les coefficients.

8.2. Deuxième condition : aucune note éliminatoire

Même si la moyenne générale est supérieure à 10/20, le diplôme n’est pas obtenu si le candidat a une note éliminatoire :

  • moins de 6/20 à l’épreuve n°1 ;
  • moins de 6/20 à l’épreuve n°2 ;
  • moins de 10/20 au mémoire.

Conséquence pratique

La validation du DEC repose donc sur une double logique :

  • une logique de niveau global : moyenne générale ;
  • une logique de seuil minimal par épreuve : pas de note éliminatoire.

Cette combinaison évite deux écueils :

  • valider le diplôme avec une faiblesse majeure dans une compétence essentielle ;
  • refuser le diplôme à un candidat globalement solide mais légèrement inégal, tant qu’il reste au-dessus des seuils.

9. Comment calculer la moyenne générale pondérée

La moyenne générale se calcule en tenant compte des coefficients.

Formule

a moyenne générale = (note épreuve 1 × 1 + note épreuve 2 × 3 + note mémoire × 4) / 8

Le dénominateur est 8, car la somme des coefficients est 1 + 3 + 4 = 8.

Méthode pas à pas

  1. Multiplier chaque note par son coefficient.
  2. Additionner les résultats obtenus.
  3. Diviser le total par 8.
  4. Vérifier ensuite l’absence de note éliminatoire.

Exemple 1 : diplôme obtenu

Supposons les notes suivantes :

  • Épreuve n°1 : 12/20
  • Épreuve n°2 : 11/20
  • Mémoire : 10/20

Calcul :

  • 12 × 1 = 12
  • 11 × 3 = 33
  • 10 × 4 = 40

Total = 85

Moyenne générale = 85 / 8 = 10,625/20

Vérification des seuils :

  • 12 ≥ 6 : pas éliminatoire
  • 11 ≥ 6 : pas éliminatoire
  • 10 ≥ 10 : pas éliminatoire

Résultat : diplôme obtenu.

Exemple 2 : moyenne générale suffisante mais note éliminatoire au mémoire

Notes :

  • Épreuve n°1 : 16/20
  • Épreuve n°2 : 13/20
  • Mémoire : 9/20

Calcul :

  • 16 × 1 = 16
  • 13 × 3 = 39
  • 9 × 4 = 36

Total = 91

Moyenne générale = 91 / 8 = 11,375/20

La moyenne générale est supérieure à 10.

Mais :

  • le mémoire est à 9/20, soit inférieur à 10/20.

Résultat : diplôme non obtenu, car la note du mémoire est éliminatoire.

Exemple 3 : bonne performance au mémoire, mais élimination à l’épreuve n°2

Notes :

  • Épreuve n°1 : 10/20
  • Épreuve n°2 : 5/20
  • Mémoire : 14/20

Calcul :

  • 10 × 1 = 10
  • 5 × 3 = 15
  • 14 × 4 = 56

Total = 81

Moyenne générale = 81 / 8 = 10,125/20

La moyenne générale est supérieure à 10.

Mais :

  • l’épreuve n°2 est à 5/20, soit inférieure à 6/20.

Résultat : diplôme non obtenu, en raison d’une note éliminatoire.

Exemple 4 : aucune note éliminatoire, mais moyenne insuffisante

Notes :

  • Épreuve n°1 : 8/20
  • Épreuve n°2 : 8/20
  • Mémoire : 10/20

Calcul :

  • 8 × 1 = 8
  • 8 × 3 = 24
  • 10 × 4 = 40

Total = 72

Moyenne générale = 72 / 8 = 9/20

Aucune note n’est éliminatoire :

  • 8 ≥ 6
  • 8 ≥ 6
  • 10 ≥ 10

Mais la moyenne générale est inférieure à 10.

Résultat : diplôme non obtenu.


10. La place particulière du mémoire dans la validation

Le mémoire mérite une attention spécifique, car il cumule deux caractéristiques :

  • le coefficient le plus fort ;
  • la note éliminatoire la plus haute.

10.1. Un poids déterminant dans la moyenne

Avec un coefficient 4 sur 8, le mémoire représente 50 % de la moyenne générale. Cela signifie qu’une variation d’un point au mémoire a un impact très important sur le résultat final.

10.2. Un seuil de validation propre

Le mémoire doit être obtenu à au moins 10/20. Ce n’est pas un simple objectif recommandé ; c’est un minimum impératif pour éviter l’élimination.

10.3. Une conséquence stratégique

Même si l’on raisonne strictement dans le cadre des textes, on voit que le DEC ne peut pas être validé sur la seule base des écrits. Le mémoire n’est pas une formalité terminale : c’est une épreuve structurante du diplôme.


11. Les trois épreuves forment un ensemble indissociable

Le texte officiel indique que les trois épreuves constituent l’examen final. Cette expression est importante.

Elle signifie que le DEC n’est pas obtenu par juxtaposition de blocs indépendants sans cohérence. Les trois épreuves forment un tout.

Pourquoi parler d’ensemble ?

Parce que chacune évalue une dimension différente :

  • épreuve n°1 : connaissance du cadre professionnel et déontologique ;
  • épreuve n°2 : maîtrise technique de la révision légale et contractuelle ;
  • épreuve n°3 : capacité à produire et soutenir un travail professionnel personnel.

Le diplôme exige donc une réussite globale, appréciée à travers :

  • la moyenne générale ;
  • l’absence de défaillance majeure sur une épreuve donnée.

12. Cas pratiques d’application des règles de validation

Cas pratique 1 : candidat équilibré

Notes obtenues :

  • Épreuve n°1 : 11
  • Épreuve n°2 : 10
  • Mémoire : 11

Calcul :

  • 11 × 1 = 11
  • 10 × 3 = 30
  • 11 × 4 = 44

Total = 85

Moyenne = 85 / 8 = 10,625

Aucune note éliminatoire.

Conclusion : le diplôme est obtenu.

Cas pratique 2 : candidat excellent à l’écrit, insuffisant au mémoire

Notes obtenues :

  • Épreuve n°1 : 15
  • Épreuve n°2 : 14
  • Mémoire : 8

Calcul :

  • 15 × 1 = 15
  • 14 × 3 = 42
  • 8 × 4 = 32

Total = 89

Moyenne = 89 / 8 = 11,125

Mais le mémoire est inférieur à 10.

Conclusion : le diplôme n’est pas obtenu.

Cas pratique 3 : candidat correct au mémoire, mais trop faible à l’épreuve n°1

Notes obtenues :

  • Épreuve n°1 : 4
  • Épreuve n°2 : 12
  • Mémoire : 12

Calcul :

  • 4 × 1 = 4
  • 12 × 3 = 36
  • 12 × 4 = 48

Total = 88

Moyenne = 88 / 8 = 11

Mais l’épreuve n°1 est inférieure à 6.

Conclusion : le diplôme n’est pas obtenu.

Cas pratique 4 : aucune élimination, mais total insuffisant

Notes obtenues :

  • Épreuve n°1 : 7
  • Épreuve n°2 : 7
  • Mémoire : 10

Calcul :

  • 7 × 1 = 7
  • 7 × 3 = 21
  • 10 × 4 = 40

Total = 68

Moyenne = 68 / 8 = 8,5

Aucune note éliminatoire, mais moyenne insuffisante.

Conclusion : le diplôme n’est pas obtenu.


13. Méthode rapide pour analyser une situation de validation

Face à un relevé de notes, la méthode la plus sûre est la suivante.

Étape 1 : vérifier les seuils éliminatoires

  • Épreuve n°1 : la note est-elle au moins égale à 6 ?
  • Épreuve n°2 : la note est-elle au moins égale à 6 ?
  • Mémoire : la note est-elle au moins égale à 10 ?

Si une seule réponse est négative, le diplôme ne peut pas être obtenu.

Étape 2 : calculer la moyenne pondérée

Appliquer la formule :

(N1 × 1 + N2 × 3 + N3 × 4) / 8

Étape 3 : comparer à 10/20

  • Si la moyenne est au moins égale à 10, la condition de moyenne est remplie.
  • Sinon, le diplôme n’est pas obtenu.

Étape 4 : conclure

Le diplôme est obtenu uniquement si :

  • la moyenne générale est au moins égale à 10/20 ;
  • aucune note éliminatoire n’est constatée.

14. Ce que révèle l’architecture du DEC

Sans ajouter de thèmes extérieurs aux fragments assignés, on peut dégager plusieurs enseignements de cette architecture.

14.1. Le diplôme valorise la complémentarité des compétences

Le DEC ne repose pas uniquement sur des connaissances théoriques, ni uniquement sur une capacité rédactionnelle, ni uniquement sur une technicité d’audit. Il articule :

  • connaissance des règles professionnelles ;
  • traitement d’un cas technique ;
  • production d’une réflexion personnelle soutenue oralement.

14.2. Le diplôme refuse les compensations excessives

Les notes éliminatoires empêchent qu’un candidat valide le diplôme malgré une faiblesse majeure sur un pilier essentiel.

14.3. Le mémoire a une portée structurante

Le coefficient 4 et le seuil éliminatoire à 10/20 montrent que le mémoire n’est pas un simple exercice académique. Il est au cœur de la logique de validation.

14.4. La logique de l’examen est professionnelle

Le fait que la note du jury fixe les modalités de déroulement des épreuves rappelle que le DEC s’inscrit dans un univers de règles, de procédures et d’exigences formelles. La structure de l’examen reflète déjà cette culture professionnelle.


15. Erreurs fréquentes de lecture des règles

Erreur n°1 : croire qu’une bonne moyenne suffit

C’est faux. Une moyenne générale supérieure à 10 ne permet pas d’obtenir le diplôme s’il existe une note éliminatoire.

Erreur n°2 : croire que le mémoire se compense comme les autres épreuves

C’est faux. Le mémoire doit atteindre au moins 10/20. Un 9/20 au mémoire ne peut pas être compensé.

Erreur n°3 : calculer une moyenne simple

C’est faux. La moyenne doit être pondérée par les coefficients.

Erreur n°4 : minimiser l’épreuve n°1 en raison de son coefficient 1

C’est une erreur. Même avec un faible coefficient, une note inférieure à 6/20 reste éliminatoire.


16. Synthèse opérationnelle

Pour retenir l’essentiel, il faut mémoriser cinq idées simples.

1. Le DEC comprend trois épreuves

  • une épreuve écrite n°1 ;
  • une épreuve écrite n°2 ;
  • une épreuve n°3 de mémoire.

2. Les deux premières sont des écrits, la troisième inclut une soutenance

  • Épreuve n°1 : questions ;
  • Épreuve n°2 : cas pratiques ;
  • Épreuve n°3 : rédaction et soutenance d’un mémoire.

3. Les coefficients sont 1, 3 et 4

Le total est 8.

4. Les seuils éliminatoires sont différents

  • Épreuve n°1 : < 6/20
  • Épreuve n°2 : < 6/20
  • Mémoire : < 10/20

5. Le diplôme est obtenu sous double condition

  • moyenne générale pondérée au moins égale à 10/20 ;
  • aucune note éliminatoire.

Mémo final

Architecture officielle des épreuves

  • Épreuve écrite n°1 : réglementation professionnelle et déontologie de l’expert-comptable et du commissaire aux comptes

    • Nature : questions
    • Durée : 1 h
    • Coefficient : 1
    • Note éliminatoire : < 6/20
  • Épreuve écrite n°2 : révision légale et contractuelle des comptes

    • Nature : cas pratiques
    • Durée : 4 h 30
    • Coefficient : 3
    • Note éliminatoire : < 6/20
  • Épreuve n°3 : mémoire

    • Nature : rédaction et soutenance
    • Durée de soutenance : 1 h maximum
    • Coefficient : 4
    • Note éliminatoire : < 10/20

Règle de validation

Diplôme obtenu si et seulement si :

  • moyenne générale pondérée ≥ 10/20 ;
  • aucune note éliminatoire.

Formule de calcul

(N1 × 1 + N2 × 3 + N3 × 4) / 8


Conclusion

L’architecture des épreuves du DEC est cohérente avec la finalité du diplôme : certifier un futur professionnel capable de maîtriser les règles de la profession, de traiter une situation technique complexe et de soutenir une réflexion personnelle de haut niveau.

La note du jury ne se contente pas d’annoncer l’existence des épreuves : elle fixe leurs modalités de déroulement et, ce faisant, donne au candidat la grille de lecture indispensable pour comprendre la logique du diplôme.

Retenez donc cette idée centrale : au DEC, la réussite ne repose ni sur une seule épreuve, ni sur une simple moyenne brute. Elle repose sur une réussite globale, pondérée, sans défaillance éliminatoire, avec une place prépondérante accordée au mémoire.